Wonderland vous dit bonne nuit

Paraît que toutes les histoires d'amour finissent mal, je préfère les laisser en suspens pour ne pas les plonger dans un gouffre.
J'ai perdu la passion que j'avais à poursuivre cette relation avec le virtuel, ces poussées de grandeur et de différenciation dès qu'une idée germait dans ma tête pour la faire éclore en miettes de mots.
Miettes, oui, c'est bien le mot. Maintenant cet espace, ce vécu condensé en articles rabibochés à la va vite ne me convient plus, j'ai envie de mettre ce petit bout de vie tassé au placard.
Encore que je laisse derrière moi cet incessant sentiment de laisser-aller, de non-dit, tant de choses si importantes à mes yeux qui n'ont pas été évoquées dans ce blog par manque de temps, de motivation, ou par pur égoïsme, celui de vouloir garder les choses précieuses chez moi, sans les dévoiler aux regards indiscrets. Plutôt que me noyer dans les détails, j'ai creusé mon propre gouffre de non inspiration et ai étouffé mes idées sous le travail et l'oisiveté.
J'aime pas les brouillons, ni le laisser-aller, alors autant dire stop à une occupation qui ne me satisfait plus et devient une corvée culpabilisante. « et ça fait des mois que j'ai rien écrit, et j'ai plus de visites, et les commentaires de pub s'accumulent »
Pire peut être, ce sentiment d'échec, de nullité absolue qui m'envahit quand je ne sais pas habiller mon vécu de mot, et que j'usurpe les faits pour les ressasser dans ma tête.
Certaines personnes écrivent dans un blog pour se sentir appartenir à une mode, d'autres pour se faire des potes, les atrophiés de la plume se montrent en photos, où les poses se ressemblent d'un blog à un autre.
Pour moi, comme le montre ce début de phrase, c'était plus au départ un essai égoïste, un blog de conneries qui me passaient par la tête et avaient envie de se montrer au grand public, j'avais encore le temps et l'insouciance de le prendre. Progressivement je suis devenue accro à ces lignes qui défilaient sans aucun contrôle de mes doigts sur le clavier. Rivés à la page, les yeux devenaient spectateurs du miracle d'évacuation de pensées à demi refoulées.

Paraît que les mots sont plus faciles à employer sur un ordinateur, pour dire les choses comme elles sont, sans se mettre à bafouiller ou à rougir comme une pivoine, j'aime pas relire ce que j'ai pu écrire, ça me gêne. Parce que, mine de rien, j'me suis foutue à poil (si j'étais d'humeur taquine je pourrais même dire sans m'être épilée, mais bon pas envie d'un flop ce soir...), j'ai craché mon venin, cherché une quelconque reconnaissance et ai pris plaisir à voir que j'écrivais facilement en jouant avec les mots.
Puis la peur, la comparaison avec d'autres qui écrivent tellement mieux, qui vivent tellement de choses. Alors même si ma vie a été bien remplie, j'ai toujours senti ce vide, comme si j'avais raté quelque chose à un moment donné, ce qui fait que malgré mon acharnement, j'en reviens toujours à me dire que c'est la loose quoi.
Je cherche pas d'excuses à l'arrêt de ce blog, c'est juste que je ne me reconnais plus en lui, j'ai besoin de neuf. Comme j'ai recommencé une autre histoire dans ma vraie vie, j'ai peut être envie d'un renouveau dans la vie virtuelle. Je suis fière de toutes ces pages, rigole en repensant à ces pavés que peu de gens ont lus, à ces crises d'existentialisme et cet orgueil de penser que ce que j'écris vaut quelque chose.
Mais, dans le fond, quand on a la chair à vif et qu'on laisse aller les idées et le flot perpétuel d'images qu'on a dans la tête, tout le monde peut écrire, sans passer par les clichés et les j'te kiff pour mieux être un mouton.
J'y peux rien, toujours ce sentiment d'être à la masse et d'être ridicule quand j'essaie de faire comme tout le monde. J'ai une tête (à tentacules) 2 bras 2 jambes, j'écris comme beaucoup d'internautes, mais toujours le retour à la case départ. Pis des textes pas achevés, des décos pas faites et des photos ratées XD. Je m'aime mieux c'est sûr, je me trouve de plus en plus dans les vêtements, accessoires, dans mon rapport aux autres, mais ce blog me raccroche encore trop au vide, à cette quête perpétuelle qui ne m'apporte plus rien qu'insatisfaction et envie.
Parce que la vie n'est peut être qu'un cycle et que les échecs se répètent souvent dans le même domaine, enfin même si ce blog n'est pas un échec, il est sans doute inachevé.
Je pourrais dédier cet article à ceux que j'aime vraiment, mais ils le savent alors pourquoi en rajouter, je veux revenir dans un monde que j'aurais travaillé, même si je suis longue à pondre je préfère prendre mon temps pour quelque chose de plus construit. J'ai jamais eu la patience de continuer des correspondances, finir la déco de ma chambre, ou encore croire qu'une personne sur terre peut me supporter toute sa vie. J'ai un triffouilli de questions dans la caboche, mais maintenant je veux remettre les pendules à l'heure, m'arrêter pour mieux repartir, et mettre à jour mes promesses à moi même enfouies dans le sable.

Je vous dis pas adieu, parce que j'ai pas ouvert la bouche, je préfère dire à bientôt les lèvres closes, dans un monde qui sera plus moi sans prise de tête, quand j'aurai lâché les reines pour me laisser vivre.
Quand j'aurai ma vie à Tokyo, une bête à poil qui ne me lassera jamais, et que je pourrai être fière de voir qu'apprendre toutes ces langues n'est pas inutile...
Histoire de rester dans la contradiction...

A ces années de lycée qui me manquent,
A cette vie amoureuse foireuse,
A ces personnes si spéciales
A cette famille que j'aime
A mon écriture à travailler
A ma vie à reconstruire, pour un nouveau départ.
A ce blog que j'aurai aimé jusqu'au bout aussi fake qu'il soit

Alea jacta est (pour rester stylée jusqu'au bout dans mon délire:D)

# Posté le jeudi 19 juin 2008 18:05

Un aller simple pour la réalité ( Le Rouge, je vous laisse libres de vous exprimer moi j'ai peur T.T)

Un aller simple pour la réalité ( Le Rouge, je vous laisse libres de vous exprimer moi j'ai peur T.T)
Elle a raté le ticket, c'est encore pire que de rater le train, parce que le train il s'envole pas. Des tickets assaisonnés à toutes les sauces, d'une recette maladroite qui tire un sourire quand on y pense, à la soupe à la grimace beaucoup trop salée. L'addition pourrait se résumer sobrement : rester à jeun peut rendre ivre de vivre. Mais elle l'ignore, elle, c'est la personne que l'on croise dans les transports, le front collé à la vitre et qui semble sourire béatement à la platitude du tunnel et se cloisonne dans ses songes. Elle s'en fiche, elle voyage, les tickets s'envolent derrière elle et elle cache le manque d'amour sous un manteau de rêves. elle s'enfonce dans une vie aussi parallèle à la réalité que le métro qui telle une carcasse vide, s'enfonce dans l'obscur. On l'appellera Julie parce que son histoire, comme la prononciation du phénomène, commence par une moue pour se terminer sur un sourire.
Avant, le calme, les champs, les vaches. Un terroir à faire pousser l'ambition d'une vie plaquée pollution, de marque urbaine, bien sûr. Le manque de foule, le luxe d'espace, une raisonnable envie d'envol et Julie débute en atterrissage forcé la vie à une. Mais, nichée dans un coin de métro, Julie ne vit pas, elle dessine. De ses yeux. La masse humaine pour le peu qu'elle l'inspire se reflète en personnages burlesques dans les mondes imaginaires auxquels elle s'abandonne. Yeux fermés : un manège rural fonçant droit dans un lac, porte du monde souterrain. Yeux ouverts : la main qui se crispe, s'agite et longe avec hésitation le carton à dessin. Un clic et hop l'idée s'envole. Julie perdue. Le feu est rouge, sa créativité est au stop. L'agitation de la grande ville, les musées, la nausée humaine, tant de muses à approcher, à goûter qu'elle a le tournis du coup de crayon. « Vous avez un truc, un quelque chose à revendre, une imagination débordante, mais il vous manque une touche de dynamisme, d'empreinte de vie ». Vie, dynamisme, Julie préfère contourner les mots pour tourner sans réfléchir dans un bocal d'idées fictives. Sa timidité transparente fait bien pâle figure à côté de l'insolente coloration de ses toiles. Mais cachées dans un sweat aussi délavé que sa motivation, des idées se déroulent devant elle comme les stations sans en trouver une convaincante. Depuis combien de temps est-elle assise, les mimiques esquissées de son carnet ne s'en vanteront pas.
Juste une touche, juste un brin de folie, de folie humaine. Il faudrait sortir de l'état poisson, la passivité intérieure qui fait pêcher son travail. Un appât à l'inspiration pour gratter, frotter, salir les mains, suer d'effort créatif, cesser de rester collée à ne rien produire qu'un ploc intérieur. La critique a piqué, elle a tiqué, a pris ses clics et ses clacs et quitté le cours avec fracas. Pas de vie, pas d'envie, déblayer la neige de la page blanche s'avère une affaire personnelle. Mais face à elle, elle sent qu'on l'observe.
Elle hausse un sourcil tandis que l'autre reste encore à paresser dans le froid de la vitre. Du rouge interrompt sa conversation muette avec l'extérieur. En tournant le regard du côté réel, une écharpe, rouge. Un signal d'avertissement, des portes qui commencent à se fermer, une grande silhouette qui se sauve, un être humain qui a oublié son écharpe. Le courant d'air témoin de l'envol de quelques croquis la pousse à se réveiller. Connexion immédiate au réseau réalité qui se presse comme les gens qui affluent dans son wagon de pause accablée. Descente immédiate, écharpe en main, croquis critiqué disparu et feu vert allumé.
L'air est glacé, l'idée absurde et la personne inconnue, sans rappeler que ses pieds n'ont jamais touché terre. Julie esquisse un pas de mémoire immédiate : n'était-ce pas un grand sourire dans le reflet, un jeune homme au regard tourné vers des prétentions de croquis ?Ou n'était-ce que son imagination défaillante ? Et le confort passé de l'oisive promenade fictive, gommé par une rustre dame à plumes qui s'indigne qu'une jeune blondinette à noms d'oiseau se niche dans le passage. A oui, c'est elle, les valises sous les yeux, égarée dans une station, avec pour seul repère un tissu rouge et en guise de guide des courants d'idées sauvages.
Elle chancelle, cherche consistance dans un monde qui ne prend pas le temps de la remettre sur pieds. La douleur lui fait voir rouge, mais elle s'appuie sur la cible à atteindre. Alors, au loin, une grande silhouette, un clin d'½il encourageant, et à ses pieds, un morceau du croquis barbouillé, témoin du manque de vie. Autant écraser les vestiges de papier pour trottiner vers une nouvelle sortie.
Au carrefour des sorties, elle s'immobilise, un groupe jazz entame un nouveau morceau vers la première sortie qui se présente. Mais pas n'importe quel morceau, ils entament de lui présenter, sourire goguenard aux lèvres, un morceau de son sous-chef d'½uvre. Le grand Poucet la laisse cueillir ses pétales de rancune dans un environnement en pleine croissance humaine, bien. Mais curieusement avec cette nouvelle quête en tête, le c½ur de la foule de l'effraie pas. Elle joue même à la compétition sur l'escalier de fer, à qui mordra en premier la blancheur du ciel parisien. Une fois sortie du ventre du métro, elle digère son renfermement intérieur pour être attentive à ce qui l'entoure. Le sol glissant est clairsemé d'infimes traces espacées de son sauveur, elle laisse aller son regard sur les défilés de bérets, les claquements de bottes hors de saison comme de prix, et frôle même de prêt un ours matérialisé en manteau pour l'occasion. L'atmosphère est de plus en plus vivante, elle avait bien cru entendre que Paris est une ville de « tapas » , de pas en pas, au rythme des accents chantant, des mixages de couleur elle se berce de « tapas dix euros », « tapas une cigarette », « tapas envie d'une tour Eiffel » et fait des pas de côté pour laisser une horde de tapas derrière elle. Plus loin, voyage asiatique au sein des cliquetis de photos et d'accent poli qui demandent d'immortaliser un instant dans la plus belle ville du monde. Julie rit, depuis son arrivée elle se contente d'un menu metro fac boulot dodo, sans réserver de ticket pour visiter, l'épuisement dû à la flemme artistique l'a mise au régime culturel.
Vers la grande dame de fer, un embouteillage humain. Pouf, un enfant sur le derrière, à ses pieds qui, trop heureux de son nouveau porte clef n'a pas vu les petites jambes dans le décor d'après-midi. Elle rit aux larmes de l'enfant, qui lui rit de voir une petite blonde aux yeux rêveurs lui faire des grimaces dignes d'un dessin animé. Flattée de son nouveau statut de frimousse à risette, elle trottine, plus que jamais en voie d'ancrage au monde alentour. Mimée par ses camarades de passage sur le trottoir, elle hausse le nez au nuage de flocons, rideaux du spectacle à venir de la tour de fer. Souriant sans savoir à la majesté de l'½uvre, elle croise et partage l'entrain de qui peut comprendre la hauteur du travail humain, toutes les langues se joignent à l'unisson dans les yeux des rêveurs.
Mais le vent tourne aussi vite que ses pieds, enguirlandés dans la parade amoureuse de deux chiens en laisse qui l'entourent et la déroutent dans sa contemplation. La voilà, gloussant à dents dévoilées à sa nouvelle gourmandise qu'est l'abus de l'instant. Le passage piétions est bordé de papiers volés découpés, entraînés dans la course folle des voitures en attendant le repos du feu rouge. A l'éveil du feu vert, elle s'anime devant l'extinction de toute confiance chez la vieille dame aux pigeons à bâbord qui hésite à prendre le large de l'autre côté de la mer de houle frigorifiée. Julie, mât de fortune part à l'abordage de la place d'en face, à son bord une petite dame au sourire plus ensoleillé que naufragé. Arrivée à bond port, elle se plante en petite fille devant le manège à souvenirs, carton à dessin avalant toute proposition animée, caressé par l'écharpe qui désormais ne la lâche plus dans son parcours.
Si ces derniers temps le moral de Julie s'apparentait aux chevauchées verticales et horizontales des animaux de bois, toujours de manière circulaire sans choix possible de courir dans la course folle de la vie réelle, elle prend peu à peu conscience de la naïveté d'avant. Les ½illères fondent comme la neige près des machines à gaufre et elle se prend même à avoir faim. Un puzzle raté peut bien patienter quelques instants une remise en forme de son seul et unique athlète. Babillant de temps de mode avec le vendeur, quelques instants plus tôt anonyme à son bougonnement intérieur, elle mord à belles dents dans un nouvel aperçu de ce fourmillement autour d'elle. La bête humaine sans queue ni tête mais qui une fois ré articulée par un peu d'observation forme un tableau sans égal dans la faune parisienne.
Julie a du mal à imaginer, dans son délire, que quelques minutes encore auparavant elle vivait au seuil de sa vie intérieure, elle qui désormais se soûle de vie en fin d'après midi. Derrière elle, témoin de sa remise en forme, maîtresse de la carte postale, la tour de Paris semble même n'être allumée que pour elle. Enrobée dans une nouvelle confiance, elle se laisse saupoudrer des quelques flocons qui commencent à décorer son champ de vision. Là, sous ses yeux, elle se nourrit du spectacle du banc d'à côté. Les paroles sucrées de réconfort qu'une mère livre à son enfant, qui s'est fait mal dans sa chute, estompent les remarques acidulées sur les essais de Julie. Cerise sur le gâteau, le tableau de mère attentionnée se voit traversé par une grande silhouette, papier bariolé, rongé en main, et qui incite Julie à poursuivre sa course.
Là débute la mêlée. L'écharpe serrée contre elle, poursuivant le sourire complice du métro, elle joue des coudes armée de son carnet pour se frayer un passage jusqu'à l'inconnu. Là s'imprègnent en elle la cacophonie du retour de travail, le réveil en stridence des sonneries stridentes, l'exotisme des langues inconnues. Cependant, elle ne s'énerve pas, en toile de fond reste cette présence rassurante qui l'a guidée hors de ses doutes. Un pas de droite, un pas de gauche, c'est la ronde parisienne qui se meut sous le calme de la neige. Un croisement, un papier égaré lui fauche un morceau de vision, et voilà l'obstacle qui réapparaît. Dans son désarroi, elle rencontre le regard amical d'une demoiselle au béret rouge, main dans la main avec son fiancé. D'un sourire, l'amoureuse indique derrière elle la route qu'il reste à faire. Signe ou coïncidence, Julie se jette sur le tapis piétonnier, au bout duquel doit l'attendre son sauveur. A mi chemin entre son passé et le retour à la case rationnelle, elle pose son regard, arrêté sur la majesté de la tour, qui de ses cliquetis l'encourage durant sept minutes, confirmant qu'elle est sur la bonne voie.
De l'autre côté de la route, roulement de tambour, fanfare du soir, pression qui fait son apparition. Timide mais déterminée, elle ébauche un mouvement vers qui l'a regardée traverser son parcours. Patient, le regard complice, il lui décroche un sourire pour l'atteindre en pleine inspiration. Sans broder la situation de paroles inutiles, il l'entraîne plus loin au dessus de la Seine, en dessous des flocons et au c½ur de l'union. Côte à côte, ils observent l'écoulement paisible de l'eau, de la vie, des personnes qui elles ne prennent pas le temps de prêter l'½il à ce qui se passe autour. Pendant combien de temps ils restèrent à s'imbiber de cette fin de journée, sans parler, à partager plus qu'un banal dialogue, seule l'illuminée tour Eiffel pourrait le dévoiler. Quand cessa la danse folle des lumières, il prit de ses mains l'écharpe rouge, l'enroula autour du cou de sa petite protégée, et murmura à sa petite artiste : « Tu me semblais perdue, comme les dessins accumulés dans ta grande chemise, alors j'ai voulu t'offrir un peu de vie, te montrer qu'elle est belle à observer de l'extérieur. Maintenant j'espère que tu n'es plus dans le rouge. »
Aujourd'hui, Julie se presse de rassembler les esquisses qui affluent avec impatience de son carnet de croquis. Le cours est terminé, et elle emporte avec elle les éloges d'un professeur apaisé. Quelques regards plus admiratifs qu'envieux viennent plonger dans son tableau de vie. En toile de fond, un manège illuminé, entraîné par des flocons de papier, aux alentours des enfants qui courent après une écharpe emportée dans une course folle, rouge. A gauche une jeune maman qui berce son enfant pour l'apaiser du bruit alentour. Une vieille dame semble esquisser un sourire de souvenir, et s'arrête pour laisser passer les enfants. En clin d'½il en bas du tableau, une grande silhouette de dos, une rose dans le dos, offre de son regard le dynamisme de l'ensemble. De l'originalité, de la vie, un brin de folie et le mystère du jeune homme, selon le professeur expert un bon potentiel qui a su trouver de bonnes sources.
Sa source, elle s'appelle Akai, jeune asiatique élancé, muse à ses heures, photographe de vie, sauveur de la sienne. Sourire aux lèvres rouges, passion assoiffée, main insomniaque, visites insolites, depuis que le feu est passé au vert la vie s'annonce mouvementée.

# Posté le lundi 24 mars 2008 21:46

was it a dream, was it a dream, is this the only evidence that proves it, a photograph of you and I...

was it a dream, was it a dream, is this the only evidence that proves it, a photograph of you and I...


Un, deux, trois, (on recommence??? Naaa je suis lancée alors chuuuut ouvrez les nyeux)
Je me rends compte p
etit à petit que ce blog reflète un peu les eaux que je traverse en ce moment, j'ai l'impression d'être seule et je me noie dans un charabia narcissique, en oubliant de tendre les bouées que vous me tendez...

Mais ce soir, j'ai envie de prendre mon temps, de jeter mes cahiers et d'arrêter de ressasser mes petits problèmes de rien, parce que dans le fond ce n'est pas le plus important.

Quand je les regarde, ces photos, je rigole toute seule, le vrai rire qui sort sans que l'on s'y attende, comme si la photo était animée, je revis ces instants plaqués dans l'immortel pour mieux me sentir vivante.
Je pense au passé, et ça me fait mal. Car mon
passé, mon présent, mon futur, c'est vous.


J'avoue que ces derniers temps je délaisse mes blablatages, non que ça vous manque de lire mes pavés, mais cela ne m'empêche pas de penser à vous.


Depuis combien de temps on n'a pas tous été réunis pour raconter des conneries sans que personne ne soit mis de côté, depuis combien de temps n'a-t-on pas fait ces soirées interminables où on ramassait Florence sur le trottoir (désolée de la dénonciation ^^)


J'ai la nostalgie de vous, j'ai vos empreintes dans la peau, et je vous regarde de loin, grandir et vous amuser, peut être vous éloigner, mais ne perdons pas le Nord, j'ai tendance à être tenace.


Je pense que sans vous, je ne serais pas ce que je suis, je n'aurais sans doute pas cette confiance en moi qui impressionne les gens, peut être serais-je moins moralisatrice, peut être que je ne m'exprimerais pas autant vestimentairement parlant... Mais ma force, c'est vous, tous ces instants où on s'est vus démoralisés les uns après les autres, ces moments où paf on a mal, on craque, alors pourquoi se cacher pour pleurer ?? On a pleuré, on a rigolé, on a fait des conneries, le bac c'est bien génial en fin de compte...


Aujourd'hui, mes clémentines sont en manque de décoration, je n'ai plus l'occasion d'imiter la prof de philo, personne pour rire à mes bruits suspects, et les moqueries ne sont plus ce qu'elles étaient, parce que personne n'a aussi bien que vous l'art d'enchaîner.


L'amitié, ça prend du temps, comme les relations amoureuses pour se stabiliser, mais vous êtres ancrés, vous pendez à moi comme un cadenas à une chaîne, et j'ai aucune envie de trouver la clef.

J'ai envie de me plaindre de mes foirages sentimentaux avec Sae, j'ai envie de dormir et de faire des cochonneries avec Flo, j'ai envie d'écouter Yasmine raconter ces histoire abracadabrajamaisbarbantes, j'ai envie d'emmerder Thomas jusqu'à ce qu'il craque et me dise ta gueule, j'ai envie d'entendre Léa râler pour un rien, je veux me foutre de la gueule des péquenots tout vilains de Moulins avec Béné, j'ai pas envie de grandir !!!
Grandir, évoluer dans la plus belle des villes de France, c'est le r
êve, mais sans vous Paris n'a pas la même saveur.

Nos découvertes, nos joies et nos peines, je veux qu'elles passent dans chacun d'entre nous, pour ne pas vous perdre, pour comprendre ce qui se passe dans votre tête, pour que j'arrête de devenir parano à ne penser qu'au passé et à l'oubli.

Oui, j'ai eu peur, j'ai peur et j'aurai ces peurs subites mais stressantes qui me disent que votre vie sans moi est la même, je suis égoïste je sais, mais j'ai envie d'avoir ma place, un bout de moi qui vous colle aux basques comme un vieux malabar, juste pour vivre à travers vous.

Je suis qu'un pauvre poisson qui tourne en rond dans un bocal de question, vous êtes mon escapade, mon oxygène dans un monde qui perd la boule.

Si je dois me ridiculiser au romantisme, l'essentiel, la base, c'est vous. Vous me manquez, mais ces mots là je sais pas les dire, ou alors je m'énerve et je garde tout derrière mes idioties. Je parle trop, je ris trop fort, je suis moqueuse et j'emmerde ceux qui se moquent encore de mon look, mais ce qui me ferait le plus mal, c'est qu'on ose vous toucher.

Ca je ne le supporterais pas, j'essaie chaque jour qu'on nous accorde ensemble de vous donner ma pêche, ma joie de vivre et vous montrer que la vie, c'est un truc de ouf (même que j'aime pas cette expression)
Sans vous l'écriture serait au placard, mes fans je veux les garder, même si j'ai peur de décevoir. Je sais que vous, quoi qu'il arrive, je ne vous décevrai pas, parce que dans le fond vous êtes les seuls à me connaître, en vrai, quand je ne joue pas à être la folle de service.

Je vous emmerde, je vous taquine, je vous aime bande de morues salées c'est tout :p
(mode émotion poi
ssonneuse off)


Alors j'attends le weekend prochain, ces jours qui m'attirent depuis si longtemps, je veux des discussions sans fin, je veux donner mon avis sur tout, que tout se dise et que rien ne reste dans nos esprits, parce que l'amitié pour moi c'est ça, être franc, dire les choses sans détour, pour montrer à quel point on tient au bonheur de l'autre.


Ce soir je ne déguise rien, je ne veux pas jouer avec les mots pour ne pas que vous perdiez le fil, je me mets à poil, je prends pas mal de risques ces derniers temps, même si je sais que la plupart d'entre vous ne liront (jamais) cet article. Si tout doit disparaître, je veux que ne subsiste une tâche colorée, visible à vie sur votre petit c½ur, qui lui donne une bonne secousse lorsque vous n'allez pas bien.


J'allais mal, je vais mieux, je commence à voir ce qui compte vraiment, je veux faire un gros câlin à tout le monde en arrivant, même si c'est pas mon genre, même si le contact physique non sauvage m'effraie XD, je veux pas que ma plume souffre, je veux que Sae arrête de ruminer, je veux que Touma soit sûr de ses choix, je veux que Léa parle beaucoup plus, je veux retrouver ces conversations avec ma flo, je veux faire mon possible pour aider Béné.


Mais je ne prendrai pas de place, promis ^^ jusque une rafale de passage, avec beaucoup de feuilles de « j'ai envie », ma tendance à l'égocentrisme vous sous entend toujours évidemment ^^. Même si je ne serai pas en petit poney à dreadouilles, et que mon japonais est merdique je ferai des efforts huhu :p




Pour ne pas gâcher votre plaisir de lire mes élucubrations verbales, quelques petits mots charabhimenoiens pour le fun (comprenne qui m'aime !!!)



Sur le papier glacé je vous garde
Quand je m'endors c'est un souffle qui m'apaise
Quitte
à tomber je m'accroche à ces souvenirs
Je trottine vers ce futur qui nous tend les bras
Vous fantômes invisibles, énergies de m
on âme
Que je ne perdrai pas,
tout comme je ne vous perdrai pas.
Et s'il ne doit rester que des fous sur cette terre, alors je
prendrai l'avance
Pour êt
re sûre que vous me suivez, pour tout envoyer en l'air
L'espace d'un instant, et rigoler à en crever
Parce que les autres ne comprennent pas le lien,
Ineffables les sentiments qui se tissent et se brodent maladroitement
Au fil d
e nos parcours qui se croisent et s'entremêlent,
Pour au final donner naissance à une amitié en or.
Cliché pardonne moi.


PS : la photo me fait trop rire, Flo tu manques mais c'est parce que ta beauté faisait honte à la photo des gens pilos XD, je surkiff la serpillière Touma, we are soooo beautiful.
I don't care what they say, Im in love with all of you ^^ (même que je vous p
arle avant de dormir, de toutes ces choses inimaginables que vous ne voyez pas ici, et que personne ne remarque à part moi T.T)

# Posté le lundi 24 mars 2008 21:30

Essai, essaie, j'essaie

Essai, essaie, j'essaie
J'ai pris le ticket pour la confiance.
Dans la ronde des sentiments, le gagnant n'est pas forcément le plus rapide.

Si la confidence est un jeu, alors j'ai dans mes mains une carte maîtresse.
Aucun jeu de mots cachés dans l'imaginaire de l'anglais

Tactique confiance et confidence sont bien distinctes successivement
Mais dans un pli mesuré s'accordent pour faire réfléchir la cible

Dans le monde des sentiments s'attirent des univers,
On rencontre des princes qui vous font tomber de cheval

Et si on ne prend pas de risque, on se fait plumer.

J'ai mis carte sur table, j'ai fait la mise en abyme du jeu
Touché, coulée, perdu, perdue, mais obstinée.
Si l'esprit de compétition est mon point agaçant, je sème le vent
Et attends la récolte de la tempête des sentiments.
C'est un manège sans engrenage que la prise de risque
Car au jeu des sentiments, si tu ne mises rien, tu ne touches rien.

Et ça pique le c½ur pour me laisser sur le carreau, trèfle à trois feuilles que je suis.
Le bluff excite l'appât du gain mais fait du mal à qui n'en a pas conscience.
Je flirte, je joue, j'essaie, je mise sur moi, sur une confiance à confidences

J'enracine dans les regards la pomme de la Discorde
Quand on réalise que l'équilibre d'une vie se joue à un fil
Alors on respire, on rit de l'innocence du sentiment et
j'arrive à l'aveu, septième ciel de la marelle amoureuse

Dans l'enchaînement des C je citerais la Croyance
Si deux univers se touchent et se mélangent alors le jeu en vaut le soleil.
Je frôle l'échec et perds la bataille face à cette ennemie invisible
Mais la patience est une bonne corde à l'arc de Cupidon...

Je caresse un univers qui à la longue s'étend en douceur au creux de mes reins,
J'enflamme la partie et brûle mon masque, mon visage est nu.
La balle est dans ton camp, alors ne laisse pas filer qui
Dans la scène qu'est la vie est LE partenaire, jouons.

Le c½ur léger je suis de la partie, vivante à la main tendue.

# Posté le dimanche 02 mars 2008 19:18

Ne pas avoir confiance, c'est refuser de prendre un risque, et refuser de prendre un risque, c'est refuser de vivre, so trust yourself!! :D

Ne pas avoir confiance, c'est refuser de prendre un risque, et refuser de prendre un risque, c'est refuser de vivre, so trust yourself!! :D
S'il ne doit rester qu'un c½ur amoché, ce sera le mien. Parce que dans le grand saut de la croissance, j'me répète à tue-tête que si je dois me ramasser, vos mots seront la pommade de reconstruction.

Les déclarations amicales, le malaise, comme la déclaration amoureuse sans le stress de la réciprocité, parce qu'en amitié on attend pas, on donne et on exige sans signalement. Disons que ces derniers j'ai le c½ur plus salé que sucré, il n'empêche que le rancard amical a tous les atouts attendus pour relever l'humeur. J'avais hasardé à courir après les mots, qui me fuyaient en emportant avec eux cet entrain qui fait de moi une origine de déhanchement du clavier. Les fluctuations d'une existence de petite fourmi l'épuisent le c½ur et s'acharnent à ne puiser que l'efficace pour que ne reluise plus la spontanéité. Néanmoins je ne pars pas, elle ne part pas la montagne d'idées, mais le ciment de la construction a des tendances perverses ces temps-ci.

Ca fait mal, surtout quand on s'y attend, mais on respire, on prend son équilibre, on retire les petites roues du vélo de l'enfance et on pédale dans la semoule d'adulte, même que la semoule c'est dégueulasse. Mais ça, si on ne goûte pas, on sait pas. Quelle présomption de la vérité générale, bagatelles poursuivons. L'aquarelle du passé reste accrochée à mon c½ur, si je me lance dans la sculpture d'un peu plus de confiance, j'hésite et brouillonne, mais j'avance et l'½uvre prend forme.
Les instruments de la création, qu'elle soit vivante ou imaginaire, ne sont pas automatiques, sauf si déclenchement cause/effet par substance Illicite. Mais je ne marine pas dans l'eau acide excuse des déferlements créatifs. J'ai repris, les volutes m'attirent et me poussent là où tu n'es pas, là où elle n'est pas là, là où il n'y aurait que deux mondes à rallier de nos désirs. Mais si je flirte avec les bisounours, j'ai le c½ur dans la boue et les pieds dans la terre, alors difficile de courir dans le futur. Je projette sans m'écorcher vive comme je sais si bien le faire, je mets une laisse au temps pour le suivre sans le perdre, et je ris au soleil qui me crame les larmes.
La vie est un cycle mais les amis vous réinventent, vous renouvellent, vous redessinent plus souples et plus forts que n'importe quelle stature grecque, c'est la beauté dans l'éphémère et la certitude de ne pas perdre la face. La comédie cesse, pas de masque, un mal être et des questions, des confidences sans redevances et des conseils sans ornements. Alors l'inquiétude prend la poudre d'escampette et j'oublie qu'hier je me suis noyée dans la fumée, dans les eaux poison qui vous griffent d'un liquide sordide que peut être le fantasme.
Bien sûr, le p
oète dira qu'il n'y a pas de différence à vivre de tabac ou d'espérance, car l'un n'est que fumée, et l'autre n'est que vent. Mais je vis des deux, sans m'esquinter les yeux à voir miroiter un futur de réflexion, où LA personne se révèle et prend le risque de changer, tout simplement parce que le feeling ne s'invente pas mais se ressent.
Dans l'expectative, je ponctue vos frasques de vie de mes incessants blablatages, mais question de meubler, je suis une décoratrice professionnelle des potins patelins. Je perds de la vitesse, presse le citron inspiration, mais si j'écris moins, c'est parce que plus personne ne lit, l'obligation d'écrire me rend malade et aussi, je dirai, j'ai besoin de sentiments forts, de passion et d'idéal pour retrouver les touches et creuser l'univers himenoien.

Plus tard, vous serez là, j'écrirai de Tokyo, mes personnages auront gagné consistance et compréhension, le manque de l'autre sera une mélancolie passée, j'aurai cette personne si particulière à mes yeux, même si mon c½ur, ma plume, c'est vous.


Vos gueules j'ai mal au c½ur, je vais à contre courant en ébauchant un amour sans retour, mais j'ai des freins humains qui valent mieux que tout prince charmant. J'veux rire à exploser la panse, inventer des mots pour être snob, raconter le labyrinthe parisien en y trouvant des clefs de compréhension. Avoir ces envie de tout casser et d'être méchante avec tout le monde, me détester de ne pas travailler, de ne pas être intéressante et de dire de la merde sans enjolivement aucun, j'en fais une rime en « fin ». Même si c'est le début de l'écriture plus décidée, plus volontaire. Je grandis, je fais mon ti bonhomme de chemin tutti frutti en gardant la banane, collant des pêches à qui m'emmerde par le style citron, et mes envies de fraises verbales.
Que plus tard on dévo
re sans ménagement mes bijoux sucrés, que je devienne une gourmande insatiable de la passion, et surtout que la réalité pèse sur moi par votre soutien, je sais bien que je fais une tâche sur le papier immaculé de mon perfectionnisme, mais je vous aime bande de counasses même si l'une d'entre vous se gèle la bite XD.

Fin. POINT. RETOUR IMMINENT. HIMENO CONTENTE ET MOTIVEE. MEME QUE JE PEUX LE FAIRE.
Je me vautre dan
s les langues, dans l'exploration de l'inconscient même en musique, j'aborde mes sentiments avec plus de confiance, je contemple ébahie dans le bubble gum parisien un futur qui se tisse à tire d'ailes sous votre coupe et dans mon sillage, je vais tout croquer !!

# Posté le dimanche 02 mars 2008 17:59