S'il ne doit rester qu'un c½ur amoché, ce sera le mien. Parce que dans le grand saut de la croissance, j'me répète à tue-tête que si je dois me ramasser, vos mots seront la pommade de reconstruction.
Les déclarations amicales, le malaise, comme la déclaration amoureuse sans le stress de la réciprocité, parce qu'en amitié on attend pas, on donne et on exige sans signalement. Disons que ces derniers j'ai le c½ur plus salé que sucré, il n'empêche que le rancard amical a tous les atouts attendus pour relever l'humeur. J'avais hasardé à courir après les mots, qui me fuyaient en emportant avec eux cet entrain qui fait de moi une origine de déhanchement du clavier. Les fluctuations d'une existence de petite fourmi l'épuisent le c½ur et s'acharnent à ne puiser que l'efficace pour que ne reluise plus la spontanéité. Néanmoins je ne pars pas, elle ne part pas la montagne d'idées, mais le ciment de la construction a des tendances perverses ces temps-ci.
Ca fait mal, surtout quand on s'y attend, mais on respire, on prend son équilibre, on retire les petites roues du vélo de l'enfance et on pédale dans la semoule d'adulte, même que la semoule c'est dégueulasse. Mais ça, si on ne goûte pas, on sait pas. Quelle présomption de la vérité générale, bagatelles poursuivons. L'aquarelle du passé reste accrochée à mon c½ur, si je me lance dans la sculpture d'un peu plus de confiance, j'hésite et brouillonne, mais j'avance et l'½uvre prend forme.
Les instruments de la création, qu'elle soit vivante ou imaginaire, ne sont pas automatiques, sauf si déclenchement cause/effet par substance Illicite. Mais je ne marine pas dans l'eau acide excuse des déferlements créatifs. J'ai repris, les volutes m'attirent et me poussent là où tu n'es pas, là où elle n'est pas là, là où il n'y aurait que deux mondes à rallier de nos désirs. Mais si je flirte avec les bisounours, j'ai le c½ur dans la boue et les pieds dans la terre, alors difficile de courir dans le futur. Je projette sans m'écorcher vive comme je sais si bien le faire, je mets une laisse au temps pour le suivre sans le perdre, et je ris au soleil qui me crame les larmes.
La vie est un cycle mais les amis vous réinventent, vous renouvellent, vous redessinent plus souples et plus forts que n'importe quelle stature grecque, c'est la beauté dans l'éphémère et la certitude de ne pas perdre la face. La comédie cesse, pas de masque, un mal être et des questions, des confidences sans redevances et des conseils sans ornements. Alors l'inquiétude prend la poudre d'escampette et j'oublie qu'hier je me suis noyée dans la fumée, dans les eaux poison qui vous griffent d'un liquide sordide que peut être le fantasme.
Bien sûr, le poète dira qu'il n'y a pas de différence à vivre de tabac ou d'espérance, car l'un n'est que fumée, et l'autre n'est que vent. Mais je vis des deux, sans m'esquinter les yeux à voir miroiter un futur de réflexion, où LA personne se révèle et prend le risque de changer, tout simplement parce que le feeling ne s'invente pas mais se ressent.
Dans l'expectative, je ponctue vos frasques de vie de mes incessants blablatages, mais question de meubler, je suis une décoratrice professionnelle des potins patelins. Je perds de la vitesse, presse le citron inspiration, mais si j'écris moins, c'est parce que plus personne ne lit, l'obligation d'écrire me rend malade et aussi, je dirai, j'ai besoin de sentiments forts, de passion et d'idéal pour retrouver les touches et creuser l'univers himenoien.
Plus tard, vous serez là, j'écrirai de Tokyo, mes personnages auront gagné consistance et compréhension, le manque de l'autre sera une mélancolie passée, j'aurai cette personne si particulière à mes yeux, même si mon c½ur, ma plume, c'est vous.
Vos gueules j'ai mal au c½ur, je vais à contre courant en ébauchant un amour sans retour, mais j'ai des freins humains qui valent mieux que tout prince charmant. J'veux rire à exploser la panse, inventer des mots pour être snob, raconter le labyrinthe parisien en y trouvant des clefs de compréhension. Avoir ces envie de tout casser et d'être méchante avec tout le monde, me détester de ne pas travailler, de ne pas être intéressante et de dire de la merde sans enjolivement aucun, j'en fais une rime en « fin ». Même si c'est le début de l'écriture plus décidée, plus volontaire. Je grandis, je fais mon ti bonhomme de chemin tutti frutti en gardant la banane, collant des pêches à qui m'emmerde par le style citron, et mes envies de fraises verbales.
Que plus tard on dévore sans ménagement mes bijoux sucrés, que je devienne une gourmande insatiable de la passion, et surtout que la réalité pèse sur moi par votre soutien, je sais bien que je fais une tâche sur le papier immaculé de mon perfectionnisme, mais je vous aime bande de counasses même si l'une d'entre vous se gèle la bite XD.
Fin. POINT. RETOUR IMMINENT. HIMENO CONTENTE ET MOTIVEE. MEME QUE JE PEUX LE FAIRE.
Je me vautre dans les langues, dans l'exploration de l'inconscient même en musique, j'aborde mes sentiments avec plus de confiance, je contemple ébahie dans le bubble gum parisien un futur qui se tisse à tire d'ailes sous votre coupe et dans mon sillage, je vais tout croquer !!