Joyeux Noël à tous ^^ un petit texte de moi pour ma maman ^^

Fenêtre givrée.

Au bord de la fenêtre, à mi chemin entre réalité et évasion, elle laisse ses cheveux s'étirer comme attirés par l'enchanteresse hivernale. Le regard divague dans des hauteurs imaginaires, si les pans de la robe restent emprisonnés au c½ur de la pièce, on distingue l'esprit qui se meut en sautillant dans le chemin brumeux qu'elle convoitait dès l'aurore.
Le souffle se mêle à la cadence des volutes de brume, la danse hypnotise alors que les flocons enchaînent dans un rythme angélique. De la pointe du rire elle glisse en ronds incertains, enfantins ses espoirs de la voir, la dame d'hiver dans ses atouts de licorne.
Le tableau de fond dégrade le rose bleu et blanc en une myriade de cotons accumulés, elle voit défiler au-delà et par delà elle-même des créatures caressantes qui défient le réel et inspirent la fiction. Lune et Soleil se saluent avec cérémonie dans le déluge des arbres lointains, astres orchestrant l'ordre du défilé des visions matinales. Les pieds à demi envahis de froid, elle tournoie, les cheveux griffent l'air et domptent le vent, elle se voit déjà maîtresse légendaire d'une licorne de satin, la belle jeune femme. Mais humaine elle souffle à s'envoler des chansons glacées pour mieux se fondre dans l'ambiance feutrée des chemins du verger. Maître automne, l'infidèle s'en est allé sous le courroux de la dame hivernale, automne berné par la coquine été. Mais l'enfant n'en a que faire de ces disputes de saisons, tant les fruits de la discorde s'harmonisent en de charmants enfants, elle déguste d'avance les fruits nouveaux d'un printemps ordinaire.
Laissant vaquer son corps maître du chemin, elle salue ces peluches animales qui zigzaguent entre hommes de neige absurdes mais consistants. Si c'est un rêve alors autant se noyer, dévorer les pommes glacées et ruiner ses certitudes au contact de la caresse de l'aurore. La quête éperdue pourrait bien la perdre, mais toujours cette lumière par delà les sapins, les dentelles de rivières gelées offrent au monde aquatique protection jusqu'aux plus beaux jours.
Les arbres cadavériques tendent des feuilles invisibles pour habiller ses contes de Noël. D'une main elle tisse à sa belle licorne un manteau de fantaisie, de l'autre elle appelle les enfants alentours à tresser ses cheveux en guirlandes mémorables.
Cachée derrière le maître des arbres, elle se refuse à grandir, elle s'entêtera, les pieds dans la neige, à gagner le royaume merveilleux ou hommes de papier et carrosses de princesse sont indiscutables. Un regard en arrière, vers ces marionnettes humaines, désarticulées et gesticulant, mais bien loin d'elle. Elle part, affolant de son entrain les bribes de vent, embrassant sans retenue ses images d'enfant, quand s'évanouissent les grands et que le feu enfantin de l'imagination brûle les pages du livre. Le givre du sol est balayé par sa robe, les notes de la reine hivernale commencent à lui frôler l'âme, la jeune fille guette l'horizon et laisse choire son chapeau à rubans. Il effiloche le ciel vers l'être aux yeux d'argent.
Enfin, ce qu'elle attendait tant, ce qu'elle désirait depuis le départ du printemps, le prince licorne la prie expressément de bien vouloir le monter. Alors, aidée par ses compagnons de voyage, sous une cascade de nounours colorés, les fées lui ajustant les fanfreluches, elle enjambe les derniers morceaux de réalité. Fière et épanouie sur son blanc destrier, elle roucoule des histoires de princes et de diamants, qui ne se sont pas pliés aux règles et créent des contes cerf volant. Sous les épines de la croissance, les épreuves cinglantes et les combats de titans, au bout du chemin se dessine bien là la dame en blanc. Nullement ennuyée de sa condition de rêveuse, elle se pavane sur son nuage de délectation, avec pour ambition de ne pas laisser filer l'étoile du matin.
Accoudée à son balcon, les yeux faisant défiler ses délires et délices gourmands, elle invente son histoire, elle recoud les pièces déchirées de son enfance, elle offre consistance à ce monde saupoudré de crème neigeuse. Lentement elle tend les mains vers l'autre monde, où les chocolats naissent dans les arbres, ou elfes et lutins décollent à tire d'ailes, les bras chargés de présents, pour ces enfants méritants qui n'ont pas encore intégré le monde des grands. C'est un matin d'hiver où la mélancolie tout comme les champs de fleurs se laisse recouvrir par le monde blanc, qui laisse la poupée à la fenêtre rêver d'horizons plus cléments. La poupée bien que clouée à son balcon reste en pâmoison devant les effluves procurées par son aventure draconienne. La forêt a cessé de respirer, les regards amicaux de créatures des neiges se sont frôlés un espace dans le monde souterrain, et dame lune a plié sous le soleil, tout est redevenu réel.
Mais ce soir elle ira danser, elle grimacera au dragon du ciel, s'échappera de la fenêtre et créera de son c½ur les illusions givrées.
Joyeux Noël à tous ^^ un petit texte de moi pour ma maman ^^

# Posté le lundi 24 décembre 2007 18:42

Encouragement, admiration et déception à surmonter

Encouragement, admiration et déception à surmonter
"Chère Alice,

J'ai lu avec un intérêt réel votre lettre absolument étrange. Vous décrivez la façon hypnotique voire hypnagogique dont vous viennent les mots: c'est fascinant à lire et à constater..."
A.N


Pour la première fois, j'aperçois une bouteille à la mer, sans avoir besoin d'ivresse pour envisager un lien non galvaudé par l'impression de la silhouette de l'autre.
Merci, même si la période d'écriture ne rimait pas avec une mémoire fraîche, j'ai ressenti le besoin de vous écrire, alors même que je vous connais si peu, mais que je considère tellement pour votre facilité à expliciter cette muse cinglante qui ronronne avec insistance et agace l'impulsion de l'écriture.
La nullité s'offre à moi dans sa nudité ridicule dès l'instant où je matérialise votre personne, car je ne suis qu'un écho face à vos hurlements sur papier, la magie insaisissable que vous m'offrez m'est précieuse, si j'ai recueilli les mots par peur de préparer un discours sans spontanéité je le regrette, je me suis retrouvée face à une grille toute réelle, alors que la chance de vous questionner davantage sur mon écriture me tamponnait les dents pour n'en sortir qu'un sourire...

Peut être avez vous besoin d'une connaissance plus normale de ma personne, je lutte avec l'oral et préfère l'intimité de la correspondance que de me trouver sous le projecteur des rires de lèche bottes.
Merci pour votre attention à chacun de nous, même si un instant j'espère attirer de nouveau votre attention sur ce qui grandit en moi, me fait douter et m'encourage à de pas lâcher prise.
A tous ces mots que j'espère travailler au mieux,
Puisque je ne suis pas capable d'en dire davantage, si ce n'est bizarrement que je suis déçue de moi et de mon manque de cran... Simplement je ne peux communiquer qu'avec la personne qui écrit, les relations humaines n'étant pas de circonstance dans ces drôles de sensation ^^""

Ah oui, merci d'avoir pensé à ma fête moi qui deux jours auparavant menait mon nuage à d'autres empressements, si mes amis ont oublié vous non, arigato gozaimasu, jusqu'au jour où je jouerai du japonais aussi bien que vous ^^

"Pour Alice, l'héroïne de manga!!"
Et oui, vous étiez magnifique dans cette veste, mais la manie du compliment me renvoie une image de moi bien trop ironique

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 16:39

s'accrocher, glisser volontairement et oublier que tout est palpable...

s'accrocher, glisser volontairement et oublier que tout est palpable...
Parfois je plonge,

Etant petite je destinais ma carcasse à roupiller sous un amas de feuilles, de feuilles où se dessineraient en boucles incertaines mais qualifiées des mondes à part où le détail est roi.
Tout çà par amour de l'écriture, parce que je ne sais que m'évader dans la bataille ardue des pronoms, adjectifs, barbarismes glorieux qu'une étoile nommerait néologisme.

Mais je ne suis qu'un pois, je sautille dans une soupe de talent auxquels je ne veux pas m'accrocher pour faire surface, j'avale à grandes enjambées les marches vers le but de cette qte à demi entamée. Il paraît que mes lettres sont étranges, que mes émotions personnes sont une fascination pour la partie constatatrice d'un esprit à part. Je forme, je crée, l'art d'écrire ou de vouloir donner matière à la partie abstraite de l'âme est un soulagement physique autant que moral,me si je prends de grandes bouffées de puanteur humaine pour ne pas me noyer.

Simplement l'isolement, pour mieux s'imprégner des aléas du commun des insectes à dix doigts je me tapis au fond de mon studio, par le recul vous recréer et mettre en valeur votre ridicule, je vous méprise et vous admire, vous qui vivez sans jamais une fois avoir eu le dégoût de voir pousser vos ongles.

Le froid me dévore et me couvre d'humanité, je ne suis pourtant pas différente, j'observe et j'analyse, dans ma boîte car ma bulle a gelé. Je découvre que je déteste la morsure du froid sur mon visage, avoir des pairs d'yeux avec pour ligne de mire mes pieds, jusqu'à la pénible confrontation du regard, j'aime ces choix vestimentaires et si je refuse platement et sobrement les splendeurs contemporaines, c'est pour mieux tenter une approche.


Je croche, j'oublie l'environnement alentour et pénètre dans ce reflet qui arrive à me faire peur, à la fois dans moi et hors de moi, pleine de sentiment et aussi vide qu'un coquillage mort ne laissant sur lui que le souvenir de sa brillance. On peut me manger car la morsure je la connais, elle reste marquée dans la mémoire, mais m'oubli me happe minute à minute et je ne souhaite pas l'anonymat. Je resterai dans la simplicité en me risquant à entamer l'expression sortir de l'ombre, mais le cran ne m'a jamais édistribué. L'audace reste fermée entre les quatre parois de ma partie buccale, pour ne s'évacuer qu'à la sueur de mes dix doigts.

Oui, j'évacue et pompe les ondes alentours, j'attire la solitude et rejette la compréhension, cela va sans dire parfois que je suis intimidante. J'ai du mal à saisir le simple, la logique m'est une terre inconnue et la motivation ne sursaute dans mon excitation que par étapes. J'ai la léthargie facile quand rien ne me frappe, quand les sentiments ne m'atteignent pas. Qu'est-ce qui me fait le plus mal ? Voir cette différence, voire indifférence croissante en moi dans ces périodes de doute, me rendre compte que j'oublie et reste cloîtrée dans un monde que je brode et débrode, pour finalement le laisser s'enfumer dans ma frustration.


Il y avait cette fille qui rêvait de devenir écrivain, mais qui au moindre regard, à la moindre peur d'échec fermait une bouche qui crève de passer pour une idiote à ne pas comprendre le terre à terre. Je passe pour stupide et pourtant connais toutes vos craintes et lis dans vos comportements comme une peur de ne pas me contrôler. Nous sommes des mondes de toute part fermés, comme dirait Bonnefoy, le problème c'est que j'ai avalé la clef par chagrins successif, je n'ai que des lambeaux de mon enfance et toujours cette observation et l'énervement de ne pas être touchée. Si je pouvais avoir cette vie terre à terre, montrer de ma personne le monde comme il est dans le regard d'un ironie givrée, mais peut être est-ce mon visage en intense déconcertation qui vous fait fuir. Je pars du cadre laideur-beauté, puisque pour moi la beauté est rare mais infranchissable pour ceux qui ne vivent pas la vie à dépasser la démonstration de son talent.

Un jour peut être je serai sociable et on me découvrira sans masque aucun, la transparence prendra signification, mais en attendant ; toujours les mêmes flashs, les mêmes idées, la même peine de solitude pesante et inabordable, j'exige des contours parfaits dans la fiction avant même que son idée n'émerge de ma plume royale


Je saute d'un nénuphar linguistique à un autre, même si j'ai pris le temps de me noyer et de ressentir la panique, je me sens plus forte, car je ne suis pas seule et ma déesse écrivain m'a encouragée, alors je persévère, j'illustre et accapare l'imagination pour oser prononcer le mot création.
.


Et ainsi je pourrai devenir soit membre à part de votre monde, soit rencontrer l'équivalent charnel de ce bien être que me fait ressentir le voyage verbal, lorsque le métro déraille en réalité, mon regard se fixe vers des pensées anti préconçues et que tous se demandent quelle réflexion peut me voler la lumière dans ces yeux... A voir si le passage à l'acte risqué peut se muer en fleur de printemps ou fâner dans le désintérêt général, jcrase l'échec et me gave de plaisir, n'est-ce point l'essentiel ?


Puisque mon avenir est incertain, je glisse sur les pentes musicales du mot, dans quel registre puis-je vous faire danser... L'inspiration se cache dans tellement de parcelles que les trésors rares sont les plus prisés ! La prétention est morte, la comparaison me déprime, le brut est roi et le plagiat occasionnel et stylé ne nuit que peu à la santé culturelle...


En attendant de sentir les coups de la maîtrise de flux, je m'affale devant les vidéos, mobilise le sommeil et pompe la culpabilité qui me torture, les nénuphars ont du mal à éclore quand la pression le classe au rang des espèces du fond.
Mon inspiration me harcèle et me manipule à sa guise, alors je me laisse dévorer par ses caresses nocturnes, autant être une main réveillée et répondre à ses affections, cet autre je qui est bien moi tient à son autonomie, alors ne comprenez pas, mais jouissez vite de ces instants.


ps: pas de modestie en péril, je m'octroie le rôle de cadre esquissant une tentative de relief dans le parallèle créateur...

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 16:14

Je ne serai pas parisienne

Je ne serai pas parisienne
Je ne suis pas morte même s'il m'arrive de me noyer
je m'octroie des bribes de ciel au milieu d'un horizon gris
j'envisage de caresser cette campagne lointaine entre deux trajets anonymes


Si on vous le demande, je vais bien
je m'accroche à la vie solitaire pour ne pas glisser dans la nostalgie
j'ai le manque de ces sentiments si forts qui restent cloîtrés dans ma gorge
ceux que j'aime, ceux que je déteste me manquent, j'ai la derferlante verbale en manque
Mes piques acidulés se renferment dans des pensées anonymes, où toute humanité est ridicule

Si j'aime cette vie, elle est celle tracée par des années d'effort,
J'ai remis de vieux rêves au placard, mais le fauve s'est réveillé, je ne peux pas me soumettre à un confort matériel sans même l'espoir de caresser mon désir le plus profond

Mon écriture, mon idylle, mes aléas entre ma conscience et l'humanité, je les ai étouffés pour mieux les préserver, je veux un esprit neuf, une plume implacable, des réseaux de pensée à me faire jouir.

Je suis ici, Paris, Paris, je fais ma vie, mi chemin entre le pays du Soleil levant et mon accent anglais à parfaire, je jongle avec la perfection et la flemme, j'ai la vue sur des lumières et des êtres dont la monotonie m'inspire et me répugne

J'aime et déteste cette indifférence, cet intérêt et cette uniformité, ces modes contradictoires et tellement prévisibles, j'ai peur et guette ces êtres bizarres qui sont devenus fous dans ce monde qui grouille


J'ai étouffé et dégueulé des larmes, déversé toute ma fatigue et mon mal dans une maladie pour mieux retrouver mon équilibre et apaiser ma soif

J'ai le manque de l'écriture, j'ai le manque de vous, je sombrais dans une voie qui n'était pas la mienne, mais je peux y remédier, les changements se profilent en silhouettes impalpables mais mes idéaux leur donneront substance.

J'ai rencontré mon dieu, mon auteur préféré, je veux lui réécrire, lui faire parvenir ces émotions indéchiffrables par l'écriture, les mathématiques de l'inconscient qu'une équation ne saurait résoudre. Je m'accorde un repos par des grèves inopinées qui annoncent le retour du travail..

J'ai eu mal, j'ai perdu la confiance dans différents nuages que je conservais au-dessus de ma tête par des cordes d'a priori:
- Tu ne m'aimeras jamais
- Je ne suis pas si résistante
- Cette voie d'interprète n'est pas pour moi
-Je suis quelqu'un de sociable
-j'ai un horrible complexe de supériorité par rapport à la gent masculine
- J'ai l'envie de perfectionner mon écriture tout en sachant que la route est longue et semée de désillusions


J'ai voulu tout quitter, retrouver mon oxygène, me lancer dans l'art pour étancher cette soif d'inaccessible, mais bon sang je suis en vie dans une ville qui crève et renaît derrière l'apparence de la consommation, je comprends et remets en question toute chose

Paris tu me tue, Paris je te connaîtrais pour mieux te supporter

Ma venue ici doit trouver son sens, le labyrtinthe de mes doutes singes mes plus grandes convictions, je suis une littéraire à ne pas enfermer dans un monde, parce que j'ai décidé de ne pas grandir, de ne pas ressembler à ces chaussures à talon qui me font grise mine dans le métro...

J'ai le vent des couleurs, les rêves d'un personnage de dessin animé, j'ai la folie du vocabulaire, j'aurais beau lutter je n'aimerais jamais l'espagnol, je vais changer pour atelier d'écriture...

Mon style est lourd et ironique, même si je n'aime pas les cases, j'ai envie de vous pour retrouver mes racines et me moquer à n'en plus pouvoir me relever cette indigestion du mouvement...
Le Japonais, c'est difficile, deux licences en même temps, c'est difficile, vivre loin de vous, c'est difficile, avoir de l'ambition tout en sachant que l'on ne sait rien, c'est difficile, perdre confiance en l'autre, c'est difficile, se retrouver face à la vie, c'est difficile, devoir faire des choix et les justifier, c'est difficile...

Mais les mots sont si faciles que l'exaltation verbale me soutient, ma lubie de vouloir croire en une quelconque originalité me reprend, parce que je cherche encore ce qui fait de moi un être à part entière...

Maintenant c'est décidé, je vais travailler, je serai traductrice littéraire Anglais italien Japonais, même si je dois encore patienter, la sourde envie d'escalader le risque m'a égarée, autant méditer pour ne pas couler


A force de battre les déroulements d'images et me coller l'âme aux rebords des rues, je suis libre et le monstre parisien n'est que le fruit de mes élucubrations, je m'aventure à pas de chat dans un royaume qui n'est pas le lien tout en sachant que je n'appartiens nulle part.

Mais où est cette personne

En attendant un article plus humain sur la vie parisienne palpitante...

# Posté le lundi 19 novembre 2007 21:19

Coupure douce sans acide, rebirth? ce blog reste moi en mots ^^

Je ne réalise pas vraiment, j'essaie d'analyser méthodiquement un ial de comportement à endosser pour l'occasion, mais je me laisse vivre, en pyj toute la journée, je médite sur les conséquences du manque de la campagne et de la trouille de rentrer tard après les cours.


Je voudrais prendre le temps d'avoir à nouveau me plaindre de ma vie intérieure ma fois si frigide parfois, mais je n'ai me plus le temps de jouer les psys ou detecter les moindres failles dans les comportements humains, je me dépêche, la sonnerie du réveil me traumatise.


Ce n'est pas un nouveau chez moi, c'est une autre vie loin du cocon familial, loin de mes amis, loin des mots que j'aurais aimé entendre chanter à mes oreilles il y a de cela quelques années. J'ai déjà eu un aperçu de la vie parisienne, avec des fashions poufs aux lunettes de Paris Hilton et au slim moule bourrelets, des kékés qui se la jouent tectonik bidule à danser tel un asticot au bout d'un hameçon, bref voilà un régal pour une moqueuse de moutons comme moi :D


Tout va vite, le métro défile aussi vite que les quelques milliers de personnes que j'ai pu voir défiler lors des inscriptions, avec déjà de nouvelles connaissances, des personnalités intéressantes et un amoncellement de boulot à faire tiquer une perfectionniste de ma trempe.
sultat pour combler mes exigences en matière de celle qui veut parler toutes les langues : LLCE Anglais LV2 Italien LV3 Espagnol, en double cursus avec LLCE Japonais...


Je ne vais pas m'ennuyer à voguer de la Sorbonne Nouvelle à l'INALCO, avec les boules de stress et la nausée des dossiers qui ne vous laissent aucun répit. Mais c'est ma vie, je la contemple à travers ces deux dernières années dans ce blog, je n'ai pas vraiment changé si ce n'est que :


- je dis plus souvent ce que je pense et que j'affirme mes opinions arrêtées parfois sans craindre de reproches
-
avec mon look coloré avec des accessoires kawai et mes new cheveux j'ai l'air d'une tectonik, mon Dieu pourquoi ils copient ceux là...
- j
e vais plus facilement vers les autres parce que tous mes amis ne sont pas
- je
me débrouille toute seule à faire mes heures de queue, ma bouffe, mon ménage, à demander des renseignement sans toujours avoir recours à papa-maman.
- Je me rends compte de la valeur des gens en étant loin d'eux, moi qui tiens tant à rester libre T.T
- Je
commence à me dire que le beau blond aux yeux bleus ne doit pas forcément être un idéal
- Je
suis plus déterminée que jamais à bosser et à pas me laisser marcher dessus
-
Je suis souvent pessimiste et ne croit pas au grand amour à 18 ans
-
Je suis toujours une sale obsédée narcissique XD qui tient aux valeurs les plus sûres comme l'amitié et la franchise qui vont de pair


Je pars en laissant derrière moi ma famille après une bataille de croquettes et de croûtes de raclette huuum, des gens qui auront peu marqué mon existence et ceux qui y laisseront toujours une trace (je retiens la bombe dans les cheveux !!!), mon permis que j'ai finalement obtenu avec monsieur Grincheux, du temps que je n'ai pas eu pour parler de ma fête d'anniversaire ! et puis de toute façon plus beaucoup de personnes visitent ce blog


UN GRAND MERCI A VOUS D'AVOIR ETE LA QUAND Ça ALLAIT OU PAS
QUAND JE S
IGNE DANS MA CHIANTISE ET DANS MES OBSESSIONS SUR LA GENT MASCULINE DANS MES GAFFES DANS MA CURE DE VIANDE DANS MES LECONS DE MORALE DANS MES CONSEILS DANS MON EGOISME.


Je ne veux pas dire le mot fin, je laisse une photo de votre idole préférée pour pouvoir baver ou pisser dessus si çà peut vous faire fantasmer lol, ce n'est pas un happy end, parce que mon amour de l'écriture, de ce déversement de paroles incontrôlable ne me quitte pas, je reviendrai, moins souvent, mais je reviendrai, plus dépressive que jamais et plus encline que jamais à m'interroger sur les gens parisiens qui m'intriguent de plus en plus....


J'entre dans un labyrinthe avec de nombreuses cartes en main pour en sortir, en laissant de précieux guides derrière moi pour que je puisse m'en sortir par moi même, j'ai de nombreuses créatures à affronter dans cette quête de l'accomplissement de soi, je tournerai parfois la tête vers ces lumières qui ne me quittent pas, j'ai mon cadre photo et des souvenirs plein la tête..


Je n'ai pas peur, je n'ai plus peur plus exactement, je veux voir un moi consacré à la forêt métallique vierge de verdure, au pays où je trouverai des gens comme moi, au pays du concert, au pays de la culture, au pays du boulot et des gens bizarres, après tout ce n'est qu'une ville !



Et puis je vous aime bande de moules même si moi d'abord na !! Même que le mec pas con existe mes enfants j'en ai l'intuition bonnefoyenne ! tite signature aux gens qui ont eu le courage de visiter souvent si vous voulez !! MERCI A TOUTES CES PERSONNES merci Sae, Flo, Béné, Thomas, Eugénie, Daughter, Léa, Carole, Yasmine, Fa, Laurianne, Loïc, Marie Anne, Valérie, Céline, Nico et pardon à ceux que j'oublie ^^, bon courage à ceux qui ont dévié de ma route malgles regrets que j'ai pu avoir



A bientôt quand je serai dans mon studio à me faire ch** euh non je suis une future bourge, disons quand je serais dans un état d'ennui aigu à regarder l'accumulation des cumulus et le coït des pigeons !
Coupure douce sans acide, rebirth? ce blog reste moi en mots ^^

# Posté le samedi 22 septembre 2007 17:21

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 00:35